Les débuts de l’ORPER remontent aux années 1981 lorsque le Père Frank ROELANTS svd avait décidé, avec quelques jeunes de « Bilenge ya Mwinda » (Jeunes de la lumière), d’entreprendre une activité permanente en faveur des marginaux de Kinshasa parmi lesquels les prisonniers. Aussi, est-ce tout naturellement vers lui qu’un groupe de jeunes de la rue se tourne en 1983 pour lui demander l’autorisation de dormir sur le terrain de basket-ball jouxtant la paroisse Christ-Roi. 

Ayant l’habitude de dormir en plein air dans la rue, les jeunes ne demandaient qu’un endroit où s’abriter pour échapper à la soldatesque qui les pourchassait la nuit en vue de les enrôler dans l’armée ou de les envoyer dans les centres pénitenciers de l’État. D’une seule nuit, les jeunes sont passés à plusieurs nuits, plusieurs semaines… et bientôt plusieurs mois. L’ORPER est ainsi née.
En 1991 et en 1993, Kinshasa est victime de pillages, dont les séquelles sont encore visibles sur le plan matériel, humain et économique. Ces pillages suivent une crise économique due à une gestion calamiteuse des ressources du pays. L’ensemble du système politique et économique étant réputé comme largement corrompu.
Au fur et à mesure que la situation socio-économique de Kinshasa se détériorait, le nombre d’enfants dans les rues allant en augmentant, l’ORPER s’est vue dans le devoir d’amplifier ses efforts en ouvrant des foyers d’accueil, des centres d’hébergement transitoires et un projet mobile. A ce jour, l’ORPER dispose de deux foyers d’accueil (Foyer Père Frank pour les garçons de moins de 15 ans et Foyer Père Gérard pour les filles de moins de 15 ans), cinq centres d’hébergement (Home Christian Mwanga, Home Augustin Modjipa, Home Maman Suzanne, Home Samy Isameri et la Maison Arnold Janssen), et d’un Centre Mobile qui circule la nuit dans 8 communes de Kinshasa à la rencontre des enfants des rues.

Selon les estimations, elle pourrait atteindre plus de 10 millions d'habitants en 2015 (se hissant ainsi parmi les 30 plus grosses agglomérations mondiales). Selon la Banque mondiale le volume des emplois créés par le secteur informel en milieu urbain en Afrique est quasi inégalé, avec 95 % (contre 45 % et 50 % dans quelques villes comme Freetown ou Ouagadougou).
En dépit du fait qu’il soit parmi les pays les plus riches d’Afrique quant aux richesses du sol, du sous-sol et humaines, la RD Congo occupe actuellement l’une des dernières places au monde quant à son PNB et son niveau de vie réel.
Selon une enquête du Réseaux des éducateurs des enfants et jeunes de la rue (REEJER) de 2006 financée par Unicef, 13 877 enfants vivent et travaillent dans les rues de Kinshasa.